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Double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et la création de l’UGTA – Dr Mohamed Saïd Beghoul, expert en énergie, à El Moudjahid : «L’énergie reprend ses lettres de noblesse»

Zdroj: elmoudjahid.dz • Publikované: 2026-02-23 20:23:19
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2026-02-23
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Dans cet entretien, l'auteur du Pétrole algérien, les barils de la peur met en avant la symbolique de la célébration de la nationalisation des hydrocarbures...

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Force est de présager que la décision de couper totalement le gaz russe en 2027 pourrait ébranler la cohésion des 27, tant que des pays comme l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie...
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Double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et la création de l’UGTA – Dr Mohamed Saïd Beghoul, expert en énergie, à El Moudjahid : «L’énergie reprend ses lettres de noblesse» Dans cet entretien, l’auteur du Pétrole algérien, les barils de la peur met en avant la symbolique de la célébration de la nationalisation des hydrocarbures et la création de l’UGTA, et analyse le rôle que joue notre pays, à travers Sonatrach, sur le continent africain, mais aussi sur le plan international, relevant que la compagnie «est un géant pétrolier de l’espace euro-méditerranéen». El Moudjahid : L’Algérie célèbre le double anniversaire de nationalisation des hydrocarbures et la création de l’UGTA. Comment se présente cette célébration cette année ? Mohamed Saïd Beghoul : La célébration annuelle de la journée du 24 février, en Algérie, est loin d’être une simple formalité routinière. En effet, cette journée marque ce qu’il y a de plus sacré pour l’indépendance et la souveraineté nationale. D’abord par la fondation de l’UGTA, par le défunt Aïssat Idir, le 24 février 1956, en pleine guerre de libération, pour défendre les droits des travailleurs algériens, exploités sans aucune représentation syndicale, mais aussi pour mobiliser les travailleurs algériens contre l’occupant français. Puis par la nationalisation des hydrocarbures, le 24 février 1971, par le président défunt Houari Boumediène, pour consolider la position de l’Algérie dans le contrôle de ses richesses pétrolières et gazières, longtemps exploitées par les compagnies étrangères et particulièrement françaises. Bien que ces deux évènements datent déjà de plus d’un demi-siècle, leur célébration conjointe reste, pour nous, un rendez-vous très affectif et sacré qu’aucun Algérien ne peut oublier. Les retombées des nationalisations ont permis à l’Algérie non seulement de mettre pleine main sur ses richesses naturelles mais aussi de consolider son indépendance politique, faisant du pays une référence mondiale. Sur le plan externe, vous avez récemment déclaré que le pays, par son expérience dans le domaine pétrolier et gazier, est «une référence charismatique au sein de l’OPEP et du GECF, mais aussi via sa compagnie nationale Sonatrach dont l’expertise, notamment gazière, rayonne bien au-delà des frontières». en Algérie, l'énergie reprend-elle ses lettres noblesse ? Absolument, grâce aux richesses naturelles, on a su faire de notre pays ce qu’il est aujourd’hui. Un partenaire fiable et disponible au quart de tour, contribuant par ses exportations pétrolières et notamment gazières à la sécurité énergétique de l’Union européenne qui rafle 70% des exportations algériennes en hydrocarbures. À ce titre, il y a à peine quelques jours, la Commission européenne a décidé de faciliter l’accès du gaz algérien sur l’espace Schengen en l’exemptant, dans un premier temps, des autorisations imposées pour les autres fournisseurs qui doivent déclarer l’origine de leur gaz (traçabilité), mesurer, déclarer et vérifier (Monitoring, Reporting, Verification - MRV) son impact environnemental, etc. Pour le gaz algérien, la Commission européenne estime que l’Algérie a toujours été un fournisseur fiable via des liens physiques bien connus (Enrico Mattei et Medgaz). Cela témoigne de l’importance accordée à l’Algérie comme partenaire stratégique en dépit de la forte concurrence qui s’installe sur le marché européen. Et pas que, l’Algérie va, vraisemblablement, gagner davantage de parts de marché sur le vieux continent sachant que la même Commission européenne venait de voter l’arrêt de l’importation du gaz russe à partir de janvier 2027 pour le GNL et à fin septembre 2027 pour les importations pipelinières. Par ailleurs, l’agenda de la récente visite du président nigérien en Algérie et celle du ministre algérien des hydrocarbures et des mines, Mohamed Arkab, au Burkina-Faso, montrent aussi que notre pays reste, en fin de compte, incontournable dans pratiquement toute la chaîne pétrolière depuis la prospection jusqu’à la commercialisation, en passant par l’assistance technique dans l’ingénierie, la construction (cas de l’implantation d’une raffinerie au Niger), la formation, etc., et ce par le biais du savoir-faire de son outil national, la Sonatrach en l’occurrence, première compagnie pétrolière africaine et un géant pétrolier de l’espace euro-méditerranéen. Tout récemment, c’est l’Union européenne qui affirme le rôle de l'Algérie en tant que fournisseur fiable et durable du gaz naturel. Quels sont les arguments de l’Algérie dans ce domaine pour répondre à cette demande de soutien à la résilience du système énergétique européen ? La résilience de la politique énergétique actuelle de l’Europe fait face à une crise gazière latente, et ce ne sont pas les solutions alternatives qui vont en être le messie immédiat. Force est de présager que la décision de couper totalement le gaz russe en 2027 pourrait ébranler la cohésion des 27, tant que des pays comme l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie... sont toujours dépendants du gaz russe et d’autres en cours de diversification. Toujours est-il que le gaz russe, qui n’assure que 10 à 15% des besoins actuels des 27, est, officiellement, appelé à disparaître totalement du marché européen d’ici fin septembre 2027. C’est une décision «sanction» contre la Russie plutôt qu’économique ou stratégique. Le gaz naturel, principal moteur d’une transition énergétique à la traine, étant encore là pour des décennies, la décision hâtive européenne n’est pas sans risque. Mais malgré certaines offenses politiques envers l’Algérie, les européens savent que l’Algérie proximale est un salvateur pour leur sécurité énergétique pendant la diversification, et ça, personne ne peut faire semblant de l’ignorer. Ils l’ont déjà signifié à l’Algérie au lendemain du déclenchement de la guerre en Ukraine. Bien avant cette guerre, alors que le géant Gazprom russe exportait vers l’Europe environ150 milliards de mètres cubes de gaz par an (soit 40% des besoins gaziers de l’Europe), l’Algérie détenait déjà la 3e part de marché, autour de 8%, derrière la Russie (40%) et la Norvège (23%). Aujourd’hui, avec l’interdiction d’importer du gaz russe, l’Union européenne replace le gaz algérien, disponible, proximal et moins coûteux, comme une option privilégiée pour atteindre son objectif, une aubaine pour l’Algérie. Néanmoins, et comme je l’ai toujours répété, l’Algérie dispose d’importantes infrastructures de traitement et de transport du gaz naturel et la satisfaction des nouveaux besoins européens reste tributaire d’une augmentation manifeste et urgente de ses réserves gazières. La satisfaction du marché national est prioritaire. Cette année, l’Algérie a également renforcé ses contacts avec les pays africains. Pour d’aucuns, notre pays est un acteur énergétique continental incontournable. Des cartes à jouer au niveau du Continent ? Sur le plan général, l’Algérie a toujours été ouverte sur l’Afrique, ça ne date pas d’aujourd’hui, et ce dans le cadre de l’Union africaine et de la coopération Sud-Sud. Elle a investi dans des projets structurants comme la route transsaharienne et, tout récemment, les projets de chemin de fer au Sahara algérien et qui pourraient s’étendre, pourquoi pas, aux pays frontaliers, etc. Sur le plan énergétique, l’Algérie est considérée comme la première référence africaine en matière d’expertise et de formation de cadres africains dans nos écoles et instituts hautement spécialisés dans les différentes branches de la chaine pétrolière. Oui, ces derniers temps, il y a eu beaucoup de contacts dans le domaine des hydrocarbures et on peut citer l’intention de la Sonatrach de reprendre ses travaux de recherche au Niger (bloc Kafra), en Libye mais aussi avec le Burkina-Faso où notre ministre des hydrocarbures et des mines, Mohamed Arkab, s’est rendu il y a quelques jours. Il faut signaler aussi la dernière rencontre, à Alger, entre notre président, Abdelmadjid Tebboune, et son homologue nigérien, Abdourahamane Tiani, où le projet du Gazoduc TSGP (Nigeria -Niger-Algérie) a été longuement évoqué et qui va être réactivé après ce mois de Ramadhan. L’Algérie, en plus de la diversification de son mix énergétique, mise, à travers Sonatrach, sur la décarbonation. Quels leviers peuvent mener à bon port cette démarche ? Comme tous les pays du monde, l’Algérie a aussi ses programmes et ses ambitions de diversifier son mix énergétique et particulièrement électrique. Mais bien que les projets soient bien ficelés, les réalisations sur le terrain sont, jusqu’ici, relativement en lente progression. Alors qu’on devait réaliser 15.000 MW entre 2020 et 2035, nous en sommes à environ 600 MW. La récente création d’un ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables en septembre 2025 est une bonne chose, car cette décentralisation devra focaliser les efforts pour mieux progresser. Il est utile de rappeler que 97% de notre électricité provient du gaz naturel et la réalisation, par exemple, de 1.000 MW nous fait économiser jusqu’à 800 millions de mètres cubes de gaz naturel, soit 5 fois la production journalière de Hassi Rmel. La décarbonation est une obligation pour l’entreprise Sonatrach si elle veut minimiser la taxe carbone et vendre aisément son gaz en Europe. Par exemple, la lutte contre le torchage, qui doit, en principe être «Zéro» en 2030, est un défi à relever. Le volume torché annuellement par l’Algérie serait d’environ 8 milliards de mètres cubes, soit une perte de 2 ou 3 milliards de dollars. L’Algérie dispose d’importantes infrastructures de traitement et de transport du gaz naturel, et la satisfaction des nouveaux besoins européens reste tributaire d’une augmentation manifeste et urgente de ses réserves gazières. F. I.